Alexandre Contat, diStudio 3D, du virtuel à la matière.

Alexandre Contat l’affirme : « Non, je ne suis pas un geek ! ». Une chose est certaine, pionnier du numérique et de l’Internet à Troyes, quand cet homme-là découvre une innovation et décide de s’y coller, il en devient vite spécialiste ! Or c’est aujourd’hui dans l’impression 3d, avec diStudio 3D, qu’Alexandre travaille à démocratiser la technologie auprès des professionnels de la région, à travers modélisation 3D et impression, mais aussi conseil, formation et vente d’imprimantes.

Le virus du numérique.

Pour réaliser une impression 3D, ou fabrication additive, il faut avant tout… une image numérique en 3 dimensions ! Pour Alexandre Contat le goût pour l’image est venu très tôt avec la passion du design de voitures, anciennes de préférence. Durant sa formation aux beaux-arts de Troyes dans les années 90, c’est en fréquentant une association dédiée à la formation aux nouvelles technologies auprès de Laurent Biancani (Marisy Communication) qu’Alexandre découvre l’imagerie de synthèse.

« Je passais plus de temps à l’Hôtel Marisy qu’à l’école, et j’ai été finalement embauché ! C’était une époque où on apprenait en expérimentant, de façon autodidacte.  On a tout appris sur le terrain, jusqu’à devenir fournisseur d’accès Internet à Troyes, une centaines de clients à l’époque, et  à nous lancer très tôt dans la création de sites Internet. Il y avait une certaine effervescence, notamment avec le festival de création numérique « Troyes Pixels», entre 94 et 96. »

En 98, Alexandre Contat décide de vivre l’expérience entrepreneuriale. Il se spécialise ainsi dans la communication, la formation et le développement de sites.  En 2000 il a l’opportunité de rejoindre l’agence de communication Atel, mais en 2002 s’impose l’envie de sortir du virtuel et de retrouver la matière.  Alexandre décide alors à 33 ans de suivre une formation en menuiserie à l’I.U.M.P. de Troyes, sans tout-à-fait perdre de vue le monde du numérique puisqu’il devient également responsable informatique dans une entreprise de négoce pendant 8 ans.

C’est en 2013 qu’Alexandre découvre tous les enjeux de l’impression 3D, ainsi que les Fab Labs, l’émulation et les possibilités permises par la convergence d’intelligences, d’innovations, et de créativités. En 2015 il passe le pas et crée diStudio 3D, alliant son goût pout l’imagerie 3D et la matière.

 

T.C. En quoi l’impression 3D change t’elle l’approche du Design ?

« Dans un premier temps grâce à l’avancée logicielle, en matière d’industrie et de design, la liberté créative est désormais totale. Il faut savoir que l’impression 3D a 25 ans, mais il a fallu attendre que les brevets tombent pour que des progrès apparaissent et que les machines soit plus abordables. Avant la technologie n’a pas évoluée, ça a été un frein. La puissance des logiciels rend désormais possible le calcul de structures à la fois légères et résistantes. On parle de structure lattice, avec des formes étrangement biomimétiques alors qu’elles sont le fruit de calculs, comme quoi l’intelligence de la nature est autrement supérieure à la notre ! Après tout est possible, du tout petit à l’architecture. Si la technologie a été utilisée d’abord par les industries automobiles, l’aéronautique et l’aérospatial, des artistes explorent des voies plus esthétiques et poétiques, avec des résultats spectaculaires. La fabrication additive permet la production de formes imbriquées directement, sans montage, avec des degrés de complexité très élevés.

 

Côté textures ensuite, il existe différentes familles de techniques : les pièces à partir de fil de plastique (les imprimantes les plus abordables à partir de 300€), les résines liquides, solidifiées couche par couche par un rayon laser, et la matière poudre (polyamide, plâtre, métaux : aluminium, titane, inox). Le gros du marché se situe entre 3000 et 30000€, mais des machines peuvent atteindre plusieurs millions d’euros. Il y a en outre aujourd’hui plus de recherche sur les matériaux que sur les machines, qui sont finalement assez rustiques. À l’avenir il y aura de plus en plus de matières recyclées à partir de déchets et de moins en moins de matières fossiles. On privilégiera les matières biosourcées, il y a des déjà par exemple des possibilités à partir de marc de café, de coquilles d’huîtres, de noix de coco, ou de chanvre qui apporte des fibres à la matière… et aussi une odeur ! Les propriétés de la matière (temps de séchage, résistance mécanique…) sont de véritables sources de développement, et les enjeux pour l’avenir seront la vitesse de production et l’échelle, avec la production de grandes pièces. Nous sommes encore aujourd’hui proches du stade expérimental mais les possibilités en termes de prototypage, petites productions, maquettes ou pièces uniques sur-mesure sont déjà énormes ! »

 

Fabien Prost.

Pour en savoir plus :

https://www.designboom.com/tag/3d-printing/

http://www.distudio3d.fr/blog

gb_drapeau

Alexandre Contat, diStudio 3D, from the virtual to the material.

Alexandre Contat asserts it: « no, I am not a geek! ». A thing is sure, pioneer of the digital technology and of the Internet in Troyes, when this man discovers an innovation and decides to stick on it, he becomes fast specialist. Yet it is today in 3d printing, with diStudio 3D, that Alexandre works to democratize the technology with the professionals of the region, through 3D modeling and additive manufacturing, but also advice, training and sale of printers.

The digital technology virus.

To realize a 3D printing, it is necessary to have first a digital image in 3 dimensions! For Alexandre Contat the taste for the image came very early with the passion of the cars design, former rather. During his formation in the School of Fine Arts of Troyes in the 90’s, it is while attending frequently an association dedicated to the formation to the new technologies with Laurent Biancani (Marisy Communication) that Alexandre discovers the computer generated images.

“ I spent more time to the Marisy Hotel than at the school, and I was finally hired! It was a time when we learnt by experimenting, in a self-taught way. We learnt everything from the ground, until become internet access provider in Troyes, with nearly 100 customers at that time, and to begin very early Internet website design. There was a certain effervescence, in particular with the festival of digital creation « Troyes Pixels« , between 94 and 96. « 

In 98, Alexandre Contat decides to live the entrepreneurial experience. He so specializes in communication, formation and sites development. In 2000 he has the opportunity to join the Atel communication agency, but in 2002 appears the desire to take out of the virtual and to come back to the material. Alexandre, 33 years old, decides then to do a training course in joinery ( I.U.M.P. of Troyes), without losing sight completely of the digital technology world of as he also becomes an IT manager in a trade company during 8 years.

It is in 2013 when Alexandre discovers all the stakes in the 3D printing, as well as the Fab Labs, and all the emulation and the possibilities allowed by the link between innovations and creativities. In 2015 he creates diStudio 3D, allying his taste for the 3D imaging and a concrete production.

T.C. In what the 3D printing changes the way of designing?

« Thanks to the software advance, regarding industry and design, the creative freedom is now total at first. It is necessary to know that the 3D printing is 25 years old, but it was necessary to wait that patents fall to see progress and more affordable machines. Before the technology did not evolve, that was a brake. The software power of calculation made possible the development of light and resistant structures.

We speak about lattice structures, with strangely biomimetic forms while they are the fruit of calculations, saying that the nature intelligence is otherwise superior to our! After all is possible, from the microscopic  to the architecture, if the technology was used at first by the car industries, the aeronautics and the aerospace, artists explore more esthetic and poetic ways, with spectacular results. The additive manufacturing allows the production of imbricated forms directly, without assembly, with very high degrees of complexity.

Concerning textures then, there are various techniques families: realisations from plastic thread (the most affordable printers from 300€), liquid resins, solidified layer by layer by a laser beam, and the material powders (polyamide, plaster, metals: aluminum, titanium, stainless steel). The most of the market is situated between 3000 and 30000€, but machines can reach several million euros. There is today more search on the materials than on the machines, which are finally rather rustic. In the future there will be more and more recycled from waste materials and less and less fossil raw materials. We shall favor biosourced materials, there are already for example possibilities from coffee grounds, from oyster shells, from coconut, or from hemp which brings fibers to the material … and also the smell! The properties of the material (time of drying, mechanical resistance …) are real sources of development and the stakes for the future will be the speed of production and the scale, with the production of big structures. We are even today close to the experimental stage but the possibilities in terms of prototyping, small productions, models or custom-made unique item are already enormous!

 

2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Benjamin dit :

    Article sympa, avec un fond parfaitement choisi pour la photo !
    (au passage je découvre Troyes Couleurs, je reviendrais !)

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s